J'voudrais être ailleurs

J'voudrais être ailleurs
Bienvenue à toi, internaute.


Qu'importe le nom que tu me donnes, je n'aprécie pas spécialement le mien, sans l'haïr pour autant.
Je n'ai pas de vie noire ou rose, simplement grise, morne monotone...
Un quotidien qui s'éclaire de sourires et fous rires partagés avec quelques personnes qui, si elles passent, se reconnaîtront, de coups de crayons en marge de feuille, ou de coup de pastels sur une grande feuille...
Je suis adolescente, en plein dans l'année de mes seize ans. Assez libérrée une fois derrière un écran d'ordinateur.
Assez mélancolique, aussi, malgré les crises de trollismes.
J'ai peur du temps qui passe, des araignées, de vieillir et de croire.
Je n'aime pas les sonorités de l'allemand. Ni du Néerlandais, d'ailleurs.
J'aime le son rauque d'une guitare sur un fond de batterie, j'aime la voix douce de Bertrand Cantat à mes oreilles, les mots de grand corps malade, les pulsasions de la techno à même la tête, les musiques d'ambiance à la Yann Tiersen et Yuki Kajiura.
Je vous en ferai entendre, probablement...

J'aime me dire que je sis douée pour écrire et dessiner.
J'aime me dire qu'on tient à moi, et m'accrocher à des conneries comme preuves.
J'aime m'inventer des histoires sur moi, les autres, ou bien d'autres mondes.
J'en ai besoin, je crois. De plus en plus.

Et si ça vous intéresse vraiment, mes blablas.. alors bonne lecture.


# Posté le jeudi 20 décembre 2007 07:36

Modifié le lundi 15 septembre 2008 11:39

Je dis Vive la fête...

Je dis Vive la fête...
La nuit a été magnifique. Un pur bonheur.
Noël, c'est la fête de famille par excellence. la fête qui-fait-peur à cause des souvenirs et des morts "récent"...
Noël, c'est aussi les milier de petites lumières qui éclairent la nuit, c'est les préparatifs, l'éfervescence de savoir que ce soir, on sort de l'ordinaire, la dévotion à des toutes petites choses que les convives avaleront en moins de temps qu'il faut pour le dire...
C'est le soir où je me "déguise en fille" et j'avoue, cette année je les ai impressionné avec ma robe et le chignon...

Ce qui est adorable, avec Noël, c'est l'ambiance toute chauffée, les chips, le sapin qui croule littéralement sous les cadeaux, c'est les délires avec les cousins, c'est les conversations des deux grand-mère, qui d'ailleurs ne sont pas toujours ce qu'on croit...
C'est un moment où on se parle et on échange même sans s'en rendre compte...
En envoyant des messages en même temps, en sachant pertinnement à qui l'autre envoie les messages un peu plus personnels, c'est les délires en vue des originaux, c'est entendre les compliments des grand-mères, genre:


"Ah oui, là, elle fait vraiment jeune fille, je ne l'aurais pas reconnue tellement elle est belle, pour une fois"
"Tu ressembles à Charlotte Grinaldi, tu sais ça?"


Noël c'est contempler les plats arriver, confier discrètement à son voisin le plus proche qu'on va exploser, mais se resservir malgrés tout, c'est applaudir au moment des buches, troquer les champignons chinois contre des lardons sans vexer le cuisinier, c'est faire une trève fraternelle d'une heure... Et puis c'est quelques surprises, aussi...
Je ne m'attendais pas, par exemple, à regarder un bout du live de Patri(iiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)ck Fiori.
Pas plus qu'à beugler un karaoké improvisé avec toutes la smala, ou valser avec mémé, qui ne sait pas conduire, et qui trouve ça jeune, 16ans, pour avoir déjà été "au bal"

Non, Noël, cette année, c'était formidable. Mémorable. C'était éclater de rire en ouvrant un cadeau "à la con" qu'on essaye de préférence tout de suite, c'était des regards complices entre "comploteurs", des fous à chapeau clignotants, des regards brillants face aux cadeaux...
Un pur moment. Fantastique. Qui ne méritait pas un article, mais j'en avais envie.
Dont vous foutez complètement, mais ce n'est pas grave.


Après tout, vous pouvez aussi parler de votre Noël, si vous en avez envie =D

# Posté le mardi 25 décembre 2007 17:49

Modifié le mercredi 26 décembre 2007 13:49

Les souvenirs qui n'en sont pas

Hear our prayer-Yuki Kajiura.

Je peux vous le dire, maintenant que la colère est aproximativement rétombée:
ce qui fait le plus mal, plus que les mots, plus que la solitude, c'est les remords.
Vicieux, ils s'accrochent à vous sans que vous vous en aperceviez vraiment, et ils se glissent dans vos pensées, s'y dissimulent un temps, temps où la colère est votre seule conseillère, temps heureux où vous haïssez encore, avant de resurgir, de s'accaparer votre esprit...

A ce moment commence une lutte acharnée entre le côté rationnel de votre personne et ce côté conditionnel tout neuf que les remords ont créé en vous... Et commence la torture.
La personne qui a occupé vos pensées se connecte, car, comme prévu, elle a refusé de vous bloquer. Son pseudo ne parle pas de vous. Non. D'un de ses amis qui comptait "bien moins que vous" au moment où vous étiez ensemble. Mais bref.
Elle est en ligne et malgré vous, ça vous torture de la savoir là, et toujours poussé par les remords, vous vous mettez à penser... si je cliquais sur son pseudo?
Et après quelque minute, vous agissez... honte à vous pour votre faiblesse.
Vous revoyez son visage, sur une nouvelle photo où son sourire est magnifique.
Et savoir que ce sourire ne vous est pas adressé vous tue.
Votre coté conditionnel vous fait faiblir, vous suggère de la débloquer, limite de vous excuser, de ramper à ses pieds pour la retrouver, pour que disparaisse le vide et la douleur que vous ressentez à tout moment...
Vous finissez après de long jour de dilemme moral de faiblir une seconde fois. Et c'est le déblocage.
Vous ouvrez la fenêtre de conversation. Et vous restez planté quelque seconde devant ce rectangle blanc.
Malgré vous, vous sentez vos mains trembler, et vous vous surprenez même à croiser les doigts.
Mais rien ne vient.
Pas un mot.
Plus une question.
Juste le regard de sa photo, qui vous dévisage, hautain, et le vide.


Vous vous traitez d'idiote, et cliquer sur les autres conversations, bien réelles cette fois, vous vous trouvez une excuse pour l'attente, allant de "Père hurle" à "déso, c'est l'overbooking en ce moment"...
Vous constatez, deux heures plus tard, en éteignant votre ordinateur, que vous n'aviez pas fermé la conversation avec cette personne qui vous brûle l'âme.
Qu'elle est toujours aussi inexistante.
Et ça vous détruit.
Vous en crevez en silence, de cette abscence que vous avez provoqué. Juste assez pour en avoir mal tout le temps, pour en parler un peu, à demi mot, parce que soyons honnête, ce genre de conversation ne se tient pas.
Mais pas assez pour ramper, pour vous excuser alors qu'au fond, c'est vous qui êtes bafoué, et vous qui avez chassé l'autre de votre univers. Ca ne vous empêche pas de regarder son portrait tous les jours. Il ne vous reste que ça.

Vous avez -J'ai, plutôt- parfaitement conscience de ma crétinerie. C'est du grognassage dans les règles, de l'égocentrisme de naïve stupide. Je sais. Mais c'est comme ça, il faut bien que j'extériorise quelque part, non? Faut bien que je réponde à ce message où elle me souhaite un joyeux noël...
Que je lui souhaite la bonne année, fanfaronne jusqu'au bout, et de serrer les dents en voyant s'afficher une réponse aussi impersonnelle que sèche. A l'image de la mienne.
Et sourire le lendemain.
Le jour d'après.
Ne pas chercher ce qui pourrait être son nouveau skyblog. Ne pas espérer à chaque article mentionnant un ange... mais on ne se rend pas compte du nombre de personne qui en ont un, d'ange, merde.
Ne pas se traiter de maniaque. Ne pas revenir sur le forum où elle est admin sous un autre pseudo.
Ne pas imaginer lui mentir avec se pseudo.
Passer à autre chose.
Les souvenirs qui n'en sont pas

# Posté le mardi 01 janvier 2008 18:33

Modifié le lundi 25 février 2008 16:55

Fallait que je le ressorte, hein...

J'ai envie d'être lâche, une grande fois, mon amour.
Et pou
rtant, je suis sûre que cette envie restera à l'état latent.
Je
ne veux pas, très sincèrement, crever encore...
Mais
pourquoi me réveillai-je ce matin? Pourquoi ne me sera-t'il jamais permis de dormir une bonne somme d'années, jusqu'à ce que le monde ait viré dans la guerre et les flammes
q
ue vous soyez tous brûlés, oubliés, indifférents?

V
ois-tu, la seule chose c'est la confiance.
En
toi et en une ou deux personnes, je ne demandais pas davantage!
Et tout s'écroule encore une fois.
Les
valeurs ne sont plus que de la merde,
le terrain de l'amitglisse sous tes pattes et tu es là, seule, incertaine, meurtrie, lasse.
So
ngeuse, tu regardes cette poussière, et tu n'oses plus relever la tête vers le ciel:
Tu as peur que le soleil aussi ait disparu.

Et pourtant, je sens de toutes mes fibres que tu ne peux pas, Toi, malgrés toutes les marques extérieures, m'avoir trahie aussi. Je sais que tu ne peux, en ce moment, que subir.
Le
voudrions-nous de tout notre être, nous ne pourrions nous revoir.
Mon s
eul doute, c'est celui-ci:
Qu
e tu penses "Je n'ai pas le droit". Que tu penses "Elle s'y croit obligée".
C'
est un crime, un vilain crime, Cher, dont je te crois capable. Je sais que ne suis pas un ange.
Ma
is que tu oses penser que quelque chose au monde puisse me faire te tourner le dos,
est la pro erreur dans laquelle tu te complais depuis notre rencontre.
Mais pourquoi me prends-tu?
Pour
un petit chat assoiffé de luxe, de plumards en désordre, de toute la vie creuse et vaine des jouisseurs et des hypocrites?
Tu n'a
s donc pas compris que pendant des mois à Paris, et des années ailleurs, j'ai joui comme on se tue, j'ai poursuivis le fric parce qu'il donne l'illusion de posséder quelque chose, j'ai fait tout le mal que j'ai pu parce qu'il faut détruire rageusement ce qui vous rend jaloux?
J'ai piétiné tous les espoirs à la traîne, j'ai brisé ce que j'aurais adoré.

Tout ça, c'était raté. Je pouvais me contracter des heures entières, passer enfin pour la dure salope, la perdue, 'irrécupérable. J'ai à mon actif toutes les vacheries, toutes les débauches.
Mai
s comment Toi, n'as-tu pas senti que, tout au fond, c'était raté? Que mon c½ur crevait d'amour et fondait à la moindre étincelle de beauté? Que toute haine tournait en moi à l'indifférence et qu'en fin de compte, je jouais ma dernière chance sur l'amour? Que je ne pourrai jamais faire marche arrière?

N
'importe. Je veux croire jusqu'au bout.


(Lettre à Julien Sarrazin, D'Albertine Sarrazin)
Fallait que je le ressorte, hein...
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# Posté le mardi 29 janvier 2008 16:11

Modifié le samedi 17 mai 2008 14:43

L'humanité est épuisante... et hilarante à la fois!

L'humanité est épuisante... et hilarante à la fois!
-Tu sais, Augustin, avant toi, je n'avais jamais eu d'ami, de vrai ami, je veux dire.
-Pourquoi tu me dis ça?
-Et bien, je ne sais pas. J'avais envie. On ne parle jamais.
-Jusqu'à présent, ça nous évitait de dire des conneries.
-Tu n'es pas gentil. C'est toujours comme ça avec toi! Tu...
-D'accord, d'accord! Matt?
-Oui, Augustin?
-Tu sais qu'on peut tout se dire, entre amis.
-Oui!
-Alors ferme-la et passe-moi mon sandwich.


Phaenomen, Erik L'Homme

# Posté le mardi 29 janvier 2008 16:24